jeudi 11 novembre 2021

Images / environnements

Antonio Aragón Renuncio, The Rising Tide Sons PORTFOLIO. Du Ghana à l'Italie, les lauréats du Prix 2021 du photographe environnemental. Est-ce encore, et pour combien de temps, une plage ? Est-ce encore, et pour combien de temps, une maison ? Est-ce encore, et pour combien de temps, un enfant ? Avec The Rising Tide Sons (Les fils de la marée montante, photo en tête d’article), le photojournaliste espagnol Antonio Aragón Renuncio vient de recevoir le Prix 2021 du photographe environnemental. Familier de l’Afrique, Antonio Aragón Renuncio a créé en 2003 l’ONG OASIS qui développe et soutient des projets médicaux dans certaines des régions du Golfe de Guinée. La photo primée a été prise sur la plage d'Afiadenyigba au Ghana. L’enfant couché au sol dort dans une maison détruite par l'érosion côtière. Site internet d’Antonio Aragón Renuncio : http://antonioaragonrenuncio.com Le Prix 2021 du photographe environnemental est organisé depuis 2007 par la Chartered Institution of Water and Environmental Management (CIWEM), en vue de récompenser les photographes professionnels comme amateurs qui témoignent de l’état de notre planète. Parmi les autres lauréats de cette année, l’indien Amaan Ali reçoit le Prix du jeune photographe avec une photo titrée Inferno : « Un jeune homme combat les flammes d'un feu de forêt près de sa maison à Yamuna Ghat, à New Delhi, en Inde. » Site internet d’Amaan Ali : https://amaanaliphotography.com/ Dans la catégorie « Résilience » a été primée «Survive for Alive», une photo d'Ashraful Islam, prise à Noakhali, au Bangladesh : « Un troupeau de moutons cherche des pâturages au milieu d'une terre craquelée. Les sécheresses extrêmes au Bangladesh ont créé des difficultés pour tous les êtres vivants. » Ashraful Islam sur Instagram : ICI Tout autre genre. Dans la catégorie Villes durables : Net-zero Transition, le prix a été décerné au photojournaliste italien Simone Tramonte, pour la photo d’un photobioréacteur de l'usine Algalif à Reykjanesbaer, en Islande, qui produit de l'astaxanthine (un antioxydant) en utilisant une énergie géothermique propre : « L'Islande est passée des combustibles fossiles à la production d'électricité et de chaleur à partir de sources renouvelables. » Site internet de Simone Tramonte : https://www.simonetramonte.it Le Kényan Kevin Ochieng Onyango a été récompensé, pour sa part, dans la catégorie Action climatique, avec «The Last Breath» : « Un enfant respire l'air d'une plante, tandis qu'une tempête de sable se forme en arrière-plan, dans une impression des changements à venir. » Kevin Ochieng Onyango sur agoraimages : ICI Dans la catégorie Eau et sécurité, le photographe indien Sandipani Chattopadhyay a été primé avec cette «Barrière verte», prise sur la rivière Damodar, au Bengale occidental, en Inde : « Les saisons irrégulières des pluies de mousson et des sécheresses provoquent des efflorescences algales dans la rivière Damodar, qui empêchent la lumière de pénétrer la surface et ne permettent pas aux organismes situés en dessous d'absorber l'oxygène, ce qui a un impact sur la santé humaine et les habitats de la région. » Page Instagram de Sandipani Chattopadhyay : ICI Enfin, le photographe italien Michele Lapini a été récompensé dans la catégorie Environnement du futur avec cette vue aérienne d'une maison entourée par une inondation dans la vallée du Pô. Site internet de Michele Padini : http://www.michelelapini.net/ Seul bémol, de taille : sur les sept lauréats du Prix 2021 du photographe environnemental, pas une seule femme. La photographie serait-elle exclusivement une affaire d’hommes ?