NOUS SOMMES

COMMANDE

PUBLIQUE

Le « festival des humanités » n’est pas un festival de plus, mais l’enseigne d’un ralliement d’initiatives, de pratiques et d’événements.

Une constellation en actes.

 

Le 6 mai 2020, s’adressant au « secteur de la culture », le Président de la République déclarait vouloir lancer « un grand programme de commandes publiques (pour) les métiers d’art, les spectacles vivants, la littérature, les arts plastiques ». Sur la base de cet appel et de cette proposition ouverte, un collectif s’est aussitôt mis à l’œuvre, rassemblant artistes et acteurs culturels, mais aussi responsables et militants associatifs, ou simples citoyens, partageant l’idée simple que « la culture » est l’affaire de toutes et tous.

Au sein de ce collectif, dans la préfiguration d’événements à venir, à partir de la mi-juillet, sur l’ensemble du territoire hexagonal et même au-delà, s’est édictée une charte ayant valeur de manifeste.   

 Textes

de la charte 

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la charte 

Autres Manifestes

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" Que les choses continuent comme avant,
voilà la catastrophe. "

 

[ Walter Benjamin, Charles Baudelaire, Payot, 1982 ]

 

CHARTE 

Préambule

  • Le festival des humanités est né d'un désir collectif de réinvention d'une politique de la culture, ancrée sur les territoires.

  • Cette initiative regroupe des artistes, des acteurs culturels, des militant.e.s associatifs.ves, des citoyen.ne.s, dont certain.e.s engagé.e.s de longue date dans des actions artistiques, culturelles, écologiques, sociales, etc.

  • A partir d'expériences passées et/ou en cours, une réflexion commune s'est engagée, face à la crise sanitaire liée au COVID-19 et à ses conséquences sociales, économiques, et culturelles, pour dégager des propositions qui puissent répondre au « devoir de réinvention ».

  • Le festival des humanités s'affirme comme plateforme de pratique, d'initiatives et d'événements souhaitant se relier, se fédérer, se mutualiser, afin de faire intelligence collective.
     

Nous sommes ce que
nous ne sommes pas

  • Le festival des humanités n'est pas un label, c'est un ralliement.

  • Le festival des humanités n'appartient à personne en particulier, c'est une œuvre collective.

  • Le festival des humanités ne dépend d'aucune institution, il ne cesse de se constituer.

  • Le festival des humanités ne se place sous aucune tutelle il affirme un droit d'invention sans entrave.

  • Le festival des humanités ne vise pas la « conquête de nouveaux publics »,  il échappe à la logique du remplissage.

  • Le festival des humanités entend dépasser la notion de « démocratisation culturelle », et cultiver en actes la démocratie des communs.

  • Le festival des humanités n'est pas hors-sol, il compose avec les territoires et leurs habitants partout où il crée son foyer en élaboration partagée.
     

Des engagements

  • Artistes, poètes et écrivains, intellectuels et chercheurs ont leur place au sein du festival des humanités, tout autant qu’artisans, paysans, ouvriers, chômeurs, retraités, migrants, nomades, etc.

  • Le festival des humanités peut avoir lieu en tout lieu.

  • Le festival des humanités peut se dérouler de préférence « en public » mais aussi en privé (par la voie d'enregistrements, audio et vidéo transmissions, etc.).

  • Pour chacune de ses occurrences, le festival des humanités sera éco-responsable, et particulièrement soucieux de son empreinte carbone.

  • Le festival des humanités veillera à nourrir des coopérations locales, inter-régionales et internationales.

  • Le festival des humanités revendique le droit de faire des miracles avec des bouts de ficelle, tout autant que droit à subventions publiques et territoriales, étant entendu que toute intervention participant à sa réalisation doit pouvoir être rémunéré à sa juste valeur.

  • Le festival des humanités est, en soi, commande publique.

  • Le festival des humanités prône une conception ouverte de la « culture » : savoir-faire et traditions populaires, santé, agriculture, alimentation, écologie, éducation, commerce, art de vivre, etc.

  • Le festival des humanités s'associe aux organisations sociales et environnementales qui ont lancé l'appel « Plus jamais ça », adopte la notion de droits culturels, s'inscrit dans la perspective de l'économie sociale et solidaire, et prendra part à la constitution d'une assemblée citoyenne du futur.

  • Le festival des humanités fait confiance au vivant.

Signataires  au 14/076/2020

Personnes physiques :

Karim Abdelaziz, comédien, auteur, metteur en scène, Pantin. Jean-Marc Adolphe, penseur d’horizons, fondateur de la revue Mouvement, Mareuil-en-Dôle (02). Corinne Ailliot, cinéaste chercheure, Strasbourg. Cyril Alata, musicien-improvisateur, Strasbourg. Véronique Albert, artiste en danse, Metz. Bérengère Altieri-Leca, chorégraphe, Bondy. Selin Altiparmak, comédienne, Saint-Denis. Anne de Amézaga, accompagnatrice de projets, production théâtre, Paris. Amélie Armao, conteuse, Paris. Albane Aubry, artiste plurielle, Paris. Fanny Avram, comédienne, metteuse en scène, Pau. Benjamin Barou-Crossman, comédien et metteur en scène, Montpellier. Sylvie Baillon, directrice artistique Tas de Sable – Ches Panses Vertes, Amiens. Colombe Barsacq, auteure-compositeure-interprète, metteure en scène, Cergy-Pontoise. Séverine Batier, metteure en scène, Paris. Manuelle Bauduin, scénographe-dessinatrice, Saint-Maur-des-Fossés.  Alain Béhar, auteur-metteur en scène, Puichéric (11). Christian Benedetti, metteur en scène, directeur Studio-théâtre Alfortville. Françoise Berlanger, auteure, metteure en scène, Bruxelles (Belgique). Marie-Pierre Bésanger, metteure en scène Bottom Théâtre, Tulle. Françoise Billot, militante culturelle, Paris. David Bobée, metteur en scène, directeur du Centre dramatique national de Normandie-Rouen. Nathalie Boissonnet, administratrice culturelle, Paris. Pierre Bongiovani, responsable artistique Nouvelle Laurentine (forêts / arts / sociétés / territoires), Aubepierre-sur-Aube (52). Bouêb / Stéphane Guiral, coordinateur collectif Les Ateliers du Vent, Rennes. Béatrice Boulanger Nennig, cofondatrice Plateau 7, Montselgues (07). Katia Bourdin, conseillère régionale Nouvelle Aquitaine, élue de territoire La Rochelle-Ré-Aunis, Présidente de la commission Culture-Patrimoine-Sport-Jeunesse- Identités régionales-Solidarités-Handicap. Bruno Boussagol, metteur en scène, Vallorcine (74). Hervé Breuil, ex-directeur du Lavoir Moderne Parisien, Dakar (Sénégal). Laetitia Brun, artiviste et coordinatrice d'action culturelle, pédagogique et sociale, Suresnes. Aurore Bucher,chanteuse, directrice artistique de l’Ensemble Virévolte. Nawar Bulbul, acteur et metteur en scène, Marseille. Maryse Calvo, énergéticienne, danseuse, Saint Joseph (Martinique).  Nadia Capitaine, coordinatrice actions socioculturelles et artistiques, Sète. Yves Carrey, sculpteur, Spechbach-le-Haut (67). Jean Caune, ancien professeur d’universités, Grenoble. Clyde Chabot, metteure en scène, directrice artistique La Communauté inavouable, Paris. Fanette Chauvy, danseuse-chorégraphe, Dunières (43). Nathalie Chemelny, metteuse en scène, directrice artistique compagnie Moitié raison- moitié Folie. Jean-Frédéric Chevallier, metteur en scène et philosophe, Borotalpada (Inde). Éric Chevance, membre de la collégiale du collectif Bienvenue, Bordeaux. François Clavier, comédien, Paris. Pascal Cornec, Azé (41). Léa Cornetti, danseuse, peintre. Jean-Gabriel Cosculluela, écrivain, traducteur, conservateur des bibliothèques, Vernosc-lès-Annonay (07). Claire Dehove, fondatrice WOS / Agence des hypothèses, Paris. Paula Andrea Delgado Diaz, pratiquante de Parkour, Manizales (Colombie). Marc Delouze, poète, Fécamp. Dominique Delpirou, secrétaire de l'association Prix européen Walter Benjamin. Claire Denieul, auteur journaliste culturel, Concarneau. Marie Devillers, danseuse-chorégraphe, Beauvais. Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine), Paris. Garance Dor, co-directrice de la revue Véhicule, artiste, Rennes. Marion Droyer, directrice du développement culturel et touristique du conseil départemental du Bas-Rhin, vice présidente de l'association culture et départements. Micaëla Etcheverry, comédienne, musicienne, Paris. Claude Escande, psychanalyste, Villeneuve-lez-Avignon. Isabelle Esposito, écrivain, actrice, vidéaste, Vincennes. Ana Eulate, danseuse-chorégraphe, codirectrice de Royal Cabanon, Rognes (13). Eric Favey, vice-président de la Ligue de l’enseignement. Isabelle Favre, géographe, Lyon. Françoise Féraud, danseuse-chorégraphe, praticienne de shiatsu, Bagnolet. Philippe Foulquié, militant culturel, Marseille. Yves Fravega, codirecteur de l’Art de vivre, Marseille. Marie-Do Fréval, comédienne-metteure en scène, Paris. José Froment, scénographe-artiste, maire de Cennes-Monestiés (11). Didier Galas, acteur-metteur en scène, Palavas-les-flots (34). Chiara Gallerani, artiste-chorégraphe et performeuse, Paris. Adèle Gascuel, autrice et comédienne, Lyon. Kazan Christophe Gaston, musicien, joueur de shakuhachi, Paris. Christian Gattinoni, rédacteur en chef de la revue en ligne www.lacritique.orgNathalie Gautier, comédienne, Lorient. Guymette Gloanec, co-fondatrice de L’Observatoire mobile, Saint-Jean-de-Luz. Pascal Gravat, danseur-chorégraphe, Genève (Suisse). Vanesa Guéno, historienne ingénieure de recherche, Aix-en-Provence. Luc Gwiazdzinski, géographe, enseignant-chercheur en aménagement et urbanisme, Grenoble. Dhananjoy Hansda, paysan, photographe et vidéaste, membre de Trimukhi Platform - village tribal de Borotalpada (Inde). Joba Hansda, lycéenne, danseuse et actrice, membre de Trimukhi Platform - village tribal de Borotalpada (Inde). Salkhan Hansda, paysan, danseur et artiste d'installation, membre de Trimukhi Platform - village tribal de Borotalpada (Inde). Anaïs Heureaux, artiste, Marseille. Catherine Hargreaves, metteuse en scène et comédienne, Lyon. Jean-Charles Herrmann, ex directeur de programmes de développement artistique et culturel autour des arts du cirque, ingénieur du son, Strasbourg. Eve Idrissi, artiste, Marica (Brésil). Florence Inoué, graphiste, Arles. Catherine Jacoux, comédienne, Chinon. Dominique Jambon, ex-directeur de théâtre, Paris. Patrick Karl, artiste de théâtre, Paris. Camille Jouannest, comédienne et metteure en scène, Montreuil. Yannick Kergreis, danseuse, Paris. Christine Kiehl, maître de conférences en théâtre anglophone, Lyon. Hélène Lacassagne, Vice-Présidente de La ligue de l’enseignement, en charge de la culture. Thierry Lachkar, comédien, metteur en scène, Rouen. Anne-Marie Laurent, juriste, Aix-en-Provence. Charlotte Le Bras, metteuse en scène, Amiens. Stéphane Leca, ex-directeur de théâtre, Montrelais (44). Marie-Jo Lecerf, attachée de presse, Paris. Émilie Leconte, autrice et comédienne, Paris. Catherine Legrand, vidéaste, documentariste scénographe, Marseille, Sète. Corinne Lelepvrier, poétesse, Quimper. Frédéric Lemaigre, artiste-auteur, commissaire d’exposition, Royan. Claire Le Michel, auteure, Athis-Mons. Jean-Pierre Léonardini, journaliste, Paris. Sonia Léontieff, artiste, Montréal (Canada). Françoise Lepoix, comédienne, metteure en scène, Paris. Michel Le Rudulier, enseignant, fondateur de La Vache du fond, structure amateure, Saint-Brieuc. Marie Letellier, danseuse-chorégraphe, Cennes-Monestiés (11). Gaël Leveugle, metteur en scène, Nancy.  Stéphane Litolff, directeur du Diapason, pôle culturel de Vendenheim (67). Jean-Michel Lucas, militant des droits culturels, Bordeaux. Guillaume Lung Tung, clown, Ile de la Réunion. Dido Lykoudis, actrice et metteure en scène, Paris. Béatrice Madrid, chargée de communication en librairies, Paris. Gilles Malatray, artiste paysagiste sonore, promeneur écoutant, Lyon. Marine Mane, directrice artistique compagnie In vitro, Reims.  Jean-Paul Manganaro, écrivain et traducteur, Paris. Elisabeth Marie, metteure en scène, Strasbourg. Aurélie Martin, accompagnatrice de projet d’artistes, Rome (Italie).  Stephan Mary, producteur et animateur de radio, auteur et artiste slameur, Tours. Éliane Mathieu, coordinatrice de projets, Marseille. Christian Mazzucchini, acteur, Marseille.  Itandehui Mendez, directrice artistique Tearto Blanco, Oaxaca (Mexique). Riwana Mer, comédienne, bibliothécaire jeunesse. Marc Mercier, directeur des Instants Vidéo, Marseille. François Millet, retraité, ancien directeur du Jardin des cultures d'Europe-CEILA, Avignon. Anne Monfort, metteuse en scène, Paris. Damien Mongin, comédien et metteur en scène.Florence Moulin, graphiste, Paris. Naïk M'Sili, co-directrice Instants Vidéo Numériques et Poétiques, Marseille. Laurent Nennig, co-directeur du Plateau Sept, Montselgues (07). Frédéric Neyrat, philosophe, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie, Madison (États-Unis). Lucie Nicolas, comédienne-metteure en scène, Paris. Fabrice Nicot, chercheur, passeur d’univers, Paris, Haïti. Ludovic Nobileau, interprètes d’espaces publics, Montreuil-sous-Bois. Bernard Noël, poète – écrivain. Etienne Parc, comédien et metteur en scène, Paris. Pascale Paugam, comédienne-metteure en scène, Bourg-en-Bresse. Marie Payen, comédienne, autrice, Joinville-le-Pont. Dominique Pérez, Toulon. Florence Pezon, cinéaste, Marseille. Isabelle Pietra, comédienne, metteure en scène, Paris. Pascale Pilloni, comédienne, artiste, thérapeute de shiatsu, Marseille. Jeanne Poitevin-Carasso, metteure en scène, Besançon. Louis Presset, délégué général de la Fédération des ensembles vocaux et instrumentaux spécialisés (Fevis). Christine Quoiraud, chorégraphe-arpenteuse, Angoulême. Agnès Raffier, céramiste, Rochefort-du-Gard (30). Claire Renier, artiste et historienne de l’art, Montreuil. Olivier Renouf, danseur, Romainville. Muriel Roland, artiste de théâtre, Bagneux. Valérie Ronteix, graphiste, Paris. Julie Rossello, autrice dramatique, Villeurbanne. David Ruellan, auteur de théâtre et comédien.  Isabelle Ruiz, comédienne et metteure en scène. Fatiha Schlicht, présente d’PEICC / Peuple et Culture, Montpellier. Lo Schuh, artiste associé à Compagne De Lo De Là - Scènes Sans Frontières - et directeur fondateur du T.I.C / Théâtre International Clandestin, Paris. Frédéric Simon, directeur Alliance française Mumbaï (Inde). Christiane Spiessert, accompagnatrice de projets culturels, écologiques et citoyens, Saint-Cyr sur-Loire (37). Aline Steiner, autrice – metteure en scène, Bruxelles (Belgique) et Yaoundé (Cameroun). Michel Strulovici, journaliste, Lille. Bruno Tackels, philosophe, Tinjaca (Colombie). Jackie Taffanel, chorégraphe, Montpellier. Cathy Tartarin, actrice, Strasbourg. Irène Tassembedo, chorégraphe, Ouagadougou (Burkina Faso). Viviane Théophilidès, metteure en scène, Paris. Véronique Truffot, chanteuse, exploratrice des voix, Paris et Marseille. Catherine Vallon, penseuse de l’absurde en machines burlesques, Paris. Martine Venturelli, metteure en scène, Saint-Maur-des-Fossés. Dominique Vernis, père au foyer, Avignon. Stéphane Verrue, metteur en scène, Arras. Marie Wacker, marionnettiste, graveuse. Antoine Wellens, auteur-metteur en scène, Montpellier. Faizal Zeghoudi, chorégraphe, Bordeaux.

Associations et Festivals :

La Fédération des Rencontres Artistiques d’Ile de France ; Artphonème, Bourg-en-Bresse (01), Association In Corpore, Mareuil-en-Dôle (02), Association LenaKersa, Saint-Jean-de-Luz (64), Collectif TRAC, Lausanne (Suisse). Compagnie Gradiva, Dunières (43). Compagnie La Scène Manassa, Aix-en-Provence (13). Compagnie Un soir ailleurs, Athis-Mons (91). Festival de la Luzège, Corrèze. L’Observatoire mobile, Saint-Jean-de-Luz (64). Les Parvis poétiques, Paris.

Nous nous engageons dans des associations, collectifs, organisations et syndicats divers, parmi bien d’autres :

Nous nous engageons dans des associations, collectifs, organisations et syndicats divers : parmi bien d’autres, Action Aid France, Acteurs du tourisme durable, Action Non-Violente COP 21, Agir pour l'Environnement, Alternatiba, AMAP Court-circuit, les Amis de la Terre, Amnesty International, ANV-COP 21, Association Salaire à vie, ATD-Quart Monde, Atelier Refaire le monde, ATTAC France, Avenir climatique, L’Aventure citoyenne, Campus de la transition, CCFD Terre Solidaire, CIMADE, Citoyens pour le climat, Coalition pour l'habitat léger, Colibris, Collectif contre les Grands Projets Inutiles, Collectif Gilets jaunes enseignement recherche, Collectif Lettres Vives, Comité 21, Confédération paysanne, Convergence nationale des Services Publics, Culture et départements, Décoloniser les arts, Droit au logement, Éducation populaire & transformation sociale, Ensemble!, Europe solidaire sans frontière, Extinction Rébellion, Faire commune, Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture, Fédération syndicale unitaire (FSU), Femmes Plurielles, Foyer ruraux, France Amérique Latine, Gilets jaunes, Greenpeace France, ICEM-Pédagogie Freinet, Institut Rousseau, Jeunes Ambassadeurs pour le Climat, Ligue des droits de l'homme LDH, Le Monde d'Après, Mouvement de la Paix MRAP, Nature&Progrès, Notre affaire à tous, Peuple et culture, Pour une écologie populaire et sociale PEPS, Réseau Environnement Santé, Sciences Citoyennes, The Shift Project, SUD Culture, Utopia , Youth for climate, etc.

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MANIFESTES

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#1                                                 

Un autre 

monde

existe déjà !

Manifeste à l’initiative
du Collectif Hybrides -
Coordination Régionale des Lieux Intermédiaires et
Indépendants en Bretagne.
« L’obligation de repenser nos façons de faire est une embrassade en cours depuis longtemps, et d’une nature que les mises à distance physique ne suspendent pas. »
29 mai 2020
#blogmediapart

L'avantage de parler en son nom depuis les lieux intermédiaires et indépendants, c'est que l'on peut s'exprimer avec rugosité et mettre les pieds dans le plat sans craindre que ça éclabousse. Nous sommes des gens de trottoir plus que de salon, nous agissons depuis des espaces dont certains sont nés de la clandestinité, nous sommes de ceux qui aimons inviter cinquante personnes dans un jardin pour faire la rencontre d'un.e musicien.ne.

Les systèmes de domination à l’œuvre en France et partout dans le monde sont dangereusement prédateurs, pour les communs, pour les personnes, et ne génèrent qu'inégalités, concurrence, injustices, isolement et pauvreté. 

Les alternatives et les initiatives qui font tenir la société en pleine crise ne sont pas nées de la dernière pluie ni du dernier pangolin. L’obligation de repenser nos façons de faire est une embrassade en cours depuis longtemps, et d’une nature que les mises à distance physique ne suspendent pas.

 

 

Ainsi, on peut voir des paysan.ne.s lutter face aux agriculteurs et agricultrices productivistes, des coopératives s’opposer aux entreprises hiérarchisées, des communs résister aux systèmes marchands, des tentatives de construction de modèles durables, respectueux et innovants. 

Le secteur culturel est, lui aussi, traversé de ces conflits, dont les enjeux sont porteurs de sens : démocratie culturelle, droits culturels, émancipation, rapport entre privé et public, entre grands et petits, entre institution et société civile, entre circuits-courts et grande distribution…

 

Malgré nos résistances à ces systèmes, et malgré nos volontés de prioriser le sens, nous, acteurs et autrices du monde de l'art et de la culture, ne sommes pas épargné.e.s par cette logique destructrice. Certain.e.s pourtant résistent contre la course à la productivité, l'extrémisme gestionnaire et technocratique, les évaluations quantitatives qui amènent à déconsidérer "les petits festivals de cinquante personnes".

 

 

 Nous sommes des lieux de vies

 

 

Nous, Hybrides, un collectif de structures culturelles, intermédiaires et indépendantes en Bretagne, agissons dans ce combat contre le modèle dominant. Nous, artistes, acteurs et actrices culturel.le.s soutenons l’implication des artistes en leur aménageant le temps nécessaire pour que leurs travaux puissent agir durablement, pour placer l’acte artistique au cœur de la cité. Nous nous engageons, au quotidien et à long terme, pour contribuer à créer les conditions d’une démocratie culturelle en actes et interagissons avec d’autres enjeux sociaux, environnementaux, économiques...

À partir de nos lieux, fondés sur l’idée de "faire avec" — avec des acteurs artistiques, culturels, sociaux, politiques, économiques, écologiques, avec un territoire et les personnes qui y habitent — nous accompagnons la création contemporaine et défendons la diversité artistique.

Nous revendiquons la valeur symbolique de nos gestes dans des petites formes, intimes, confinées, ces proximités, ces soins, cette écoute en direction de nos voisin.e.s, ancrés dans les enjeux concrets de nos territoires.

 

La question est hautement culturelle

 

Pas plus que l’école n’est la garderie de la société, la culture n’est « son doudou ». L’art n’est pas un accessoire de consolation mais un des outils, puissant et pluriel, de saisissement du monde, un des aliments vitaux de la systole et la diastole  de nos êtres et de nos sociétés. De ces outils et de ces fluides vitaux qui font de nous des humains en vie. Pas en survie, pas en sous vie, mais pleinement vivant.e.s, et autonomes par cette entièreté.

La culture est un droit. La raison artistique a sa singulière nécessité. Elle crée des formes où se travaillent nos sensibilités, où se réfléchissent nos histoires, où se questionnent nos contradictions, où se pensent nos expériences collectives. C’est là sa fonction, qui n’est ni strictement utilitaire ni pur divertissement. C'est de cultures multiples, proches des gens, dont nous parlons. Agencer l'horizontal avec le vertical, au quotidien, luttant contre le mépris de classe et le narcissisme ambiant.

 

Repenser l'essentiel

Depuis le début de cette crise, des associations de tout bord, des groupes de citoyen.ne.s, des alternatifs, activent le corps social pour construire des ponts de solidarité. Est-ce que ces anonymes s’activent plus que d'habitude ? Ou est-ce que l'inactivité du superflu révèle ce qui est essentiel pour fait vivre notre société ?

Le confinement nous a confirmé à quel point sont essentiels :


- le réel : toucher, caresser, sentir, regarder, goûter, qui ne peut être remplacé par le virtuel ;
- la rencontre réelle, y compris les rencontres de hasard, les gens qui passent, les repas improvisés, les cafés partagés ;
- le partage du sensible : un spectacle, une exposition n'existent pas sans une présence de corps, de sourires, de rumeurs, de paroles échangées avant et après, d'émotions partagées, de frissons, de confrontations …
- le collectif, penser ensemble, imaginer ensemble, rêver ensemble… ce qui construit du commun.

Imaginer autrement

 

Nos structures, déjà mises sous tension depuis de nombreuses années, subissent de plein fouet la crise actuelle. 


Dans notre quotidien, nous travaillons avec des artistes qui sont, pour beaucoup, largement paupérisé.e.s et menacé.e.s de s'appauvrir encore. Nous construisons des liens avec des travailleuses et des travailleurs avec ou sans emploi, avec des retraité.e.s, des familles, des jeunes… 


Nous sommes au contact des inégalités sociales et voulons prendre le temps de penser à des solidarités plus grandes et contribuer à une réflexion sur demain. Il nous est impossible d’imaginer un retour vers les mêmes équilibres qu’avant.

Il faut sortir de la politique de la précarité et de la survie.
Nous voulons certes des moyens pour faire ce que nous avons toujours fait mais nous réclamons surtout une large réflexion sur la rémunération des travailleuses et des travailleurs qui ne serait pas soumise à la subordination ou aux aléas du marché, qui serait surtout la juste rétribution d'un travail indispensable à l'émancipation.

 

Nous sommes déterminé.e.s

 

Nous refusons de continuer à œuvrer dans un système de surenchère où les gros écrasent les petits, où l’on arrose toujours là où c’est déjà mouillé, où les dominants ne parlent qu’aux dominants.


Nous ne voulons plus que soient sacrifiés à l’urgence du moment des pans entiers des politiques publiques.
Nous ne voulons plus que les cultures soient réduites à l’offre culturelle.


Nous ne voulons plus travailler dans la mise en concurrence.


Nous voulons redéfinir les termes de l'expertise.
Nous ne voulons pas participer à l’impératif de la croissance.


Désormais "on se lève et on se barre!"

Nous avons l'habitude d'avancer sans certitude. Nous avons l'habitude de nous en sortir grâce à la force du collectif. 
Nous ne voulons pas jouer les originaux et encore moins crier à l’exception ou attirer l'attention sur un sauvetage sans condition de notre secteur ou de notre corporation. 
Nous sommes et serons solidaires des combats des invisibilisé.e.s, des méprisé.e.s, des oublié.e.s, des refusé.e.s… Nous sommes plus que jamais, et tant qu'il le faudra, mobilisé.e.s dans l'ensemble des mouvements sociaux pour partager et défendre notre vision d'un monde solidaire et ouvert.

C’est ce même boulot que nous allons poursuivre, qui n’est pas dicté par la menace virale mais par le constat sans cesse renouvelé de l’indigence et de l’ignominie d’un capitalisme vandale par essence. Ce virus-là n’est jamais rassasié. 

Nous sommes debout, nous sommes responsables, renseigné.e.s, conscient.e.s, légitimes et bien entouré.e.s. 
Nous invitons nos adhérent.e.s, nos publics, nos collègues, nos partenaires à se tenir à nos côtés et à prendre soin les uns des autres au sein des rencontres que nous saurons inventer.


Nous revendiquons le droit à prendre part aux réflexions collectives, à coconstruire avec les populations et nos collectivités, des politiques publiques ambitieuses pour une transformation sociale indispensable.

Maintenant !